Fille de 8 ans. Illustration du "pipi au lit" ou énurésie. Enurésie nocturne

Enurésie nocturne

riggiline . Publié dans Enfants / Parents 47

A partir de 5 ans, la perte d’urine involontaire et inconsciente pendant le sommeil est considérée comme une maladie et devient, en termes médicaux, l’énurésie nocturne.

Ce problème est beaucoup plus fréquent qu’on ne l’imagine. Pourtant, le sujet reste tabou !

A l’âge de 6 ans, plus d’un enfant sur dix est touché par cette maladie. L’enfant qui en est affecté souffre énormément tout comme sa famille.

Différentes études montrent que cette maladie peut être héréditaire et que les garçons sont d’avantage touchés que les filles.

Heureusement cette maladie peut être guéri.

Il est préférable de ne pas dramatiser car votre enfant peut, lui aussi, en guérir et reprendre confiance en lui. Il est possible d’aider un enfant dans ses efforts à ne plus faire pipi au lit. Pour commencer, il faut l’encourager et éviter de le culpabiliser.

LES CAUSES

Si l’enfant a toujours mouillé son lit ou n’a jamais été propre pendant plus de 6 mois, on parle d’énurésie nocturne primaire. Dans ce cas là, l’énurésie est généralement liée au sommeil profond. L’énurésie nocturne dite « isolée » n’est associée à aucun autre trouble. Elle témoigne d’une immaturité du contrôle mictionnel (miction=uriner). C’est le cas le plus fréquent.

On parle d’énurésie nocturne secondaire lorsqu’un enfant refait pipi au lit après avoir été sec pendant plus de six mois. Un changement important ou un stress dans sa vie est survenu (causes psychologiques).

Il existe aussi d’autres raisons, plus rare, par exemple une petite vessie ou un dysfonctionnement des sphincters. Une visite chez votre médecin permettra d’écarter l’éventualité d’un léger défaut anatomique ou d’une infection urinaire.

EST-CE NECESSAIRE DE TRAITER L’ENURESIE ?

Même si dans la plupart des cas cette maladie ne découle pas de l’éducation ou de troubles psychologiques, elle peut, à long terme, perturber l’enfant.

Le fait de se sentir différent des autres, de ne pas pouvoir participer à certaines activités (partir en camp, aller dormir chez un copain ou copine, etc.), peut induire chez l’enfant une perte de confiance en lui.

Cela risque de l’entraîner dans une spirale de démotivation et de se répercuter dans d’autres domaines de sa vie. Une énurésie nocturne, qui n’est pas soignée, peut donc déboucher sur des problèmes psychologiques.

Il est conseillé de consulter si votre enfant fait encore régulièrement pipi au lit après 5 ans. Le médecin pourra détecter les raisons de l’énurésie de votre enfant et vous orienter pour son traitement.

Actuellement, 2 thérapies sont proposées,

Le traitement comportemental à l’aide d’une alarme (pipi-stop) est une méthode naturelle d’entraînement du système de continence. L’enfant acquiert le réflexe de retenir son urine, la capacité de la vessie s’accroît et les urines se concentrent.

Le pipi-stop est utilisé dans le but d’obtenir le réveil de l’enfant dès l’émission des premières gouttes d’urine afin que la miction (le fait d’uriner) soit terminée aux toilettes.

Au début du traitement, l’enfant est réveillé au milieu, voire à la fin de la miction, mais au bout de quelques semaines, il acquiert le réflexe de se retenir (anticipation) et, dans le cas où la quantité d’urine est abondante, la sensation de pression dans la vessie le réveillera à temps.

Cette thérapie nécessite la motivation et la participation de la part de l’enfant et de ses parents. Avec ce traitement, l’enfant reste dans un environnement naturel. Il peut notamment boire sans restriction.

Le traitement médicamenteux par la substance active desmopressine (Minirin ou Nocutil) est administré sous forme de comprimés. C’est une hormone antidiurétique (ADH) qui peut réduire efficacement le débit urinaire pendant le sommeil. Le médicament peut donc être utile lorsque qu’une réponse rapide est souhaitée : camp de ski, course d’école…

Lors de la prise de ce médicament au coucher, l’enfant doit éviter de boire en raison du risque de rétention d’eau.

En principe, cette hormone est produite naturellement par le corps. Dans ce cas elle est appelée vasopressine.

SECURITE

Le système d’alarme n’engendre pas d’effets secondaires.

Avec l’hormone anti diurétique, des effets secondaires ont été observé chez environ 7% des enfants traités, notamment :

  1. Maux de tête
  2. Nausées
  3. Douleurs abdominales
  4. Eruptions cutanées…

Dans de très rare cas il y a eu une intoxication par l’eau. Pour de plus amples informations concernant le système d’alarme, consulter votre médecin.

Source : Meledi SA

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