La Maca ou Ginseng Péruvien

La Maca ou Ginseng Péruvien

riggiline . Publié dans Alimentation / Diététique, Le saviez-vous?, Science & vie 177

 

L’espèce Lepidium meyenii, qui comprend une forme cultivée et une forme sauvage d’aspect variable, a été décrite par Wilhelm Gerhard Walpers en 1843 d’après un exemplaire recueilli à Pisacoma (3 919 m d’altitude) à environ 60 km au sud du lac Titicaca, dans le département de Puno au Pérou. Cet holotype était soit d’origine totalement sauvage soit issu d’une culture retournée à l’état sauvage après la mise en jachère du champ d’origine.

Elle est cultivée depuis une époque très reculée dans la région du lac Chinchaycocha ou lac Junin (département de Junin), dans les Andes centrales du Pérou, à une altitude supérieure à 4 000 mètres au-dessus du niveau de la mer. Des restes de maca ont été identifiés dans une grotte préhistorique de la région. À partir de la conquête espagnole, sa culture a été attestée par plusieurs chroniqueurs, dont Cieza de Leon (1533), Guaman Poma de Ayala (1615), Vasquez de Espinoza (1617) et Padre Cobo (1653). Les voyageurs naturalistes des xviie et xviiie siècles l’y ont également mentionnée.

Vers 1980, sa culture était réduite à une dizaine d’hectares.

Dans les années 1990, le président péruvien Alberto Fujimori en voyage au Japon parle de cette plante dans un de ses discours. Des commandes importantes arrivent alors du Japon et la commercialisation internationale commence.

La réintroduction expérimentale de ce tubercule en Bolivie a été réalisée en 2000 par la biologiste de l’Institut Français d’Études Andines (IFEA) Katia Humala Tasso et par Pierre-Olivier Combelles à la station « Belen » de la Faculté d’Agronomie de l’Université Mayor de San Andres de La Paz, près d’Achacachi (Bolivie), au bord du lac Titicaca.

Aujourd’hui, la commercialisation de maca connaît une expansion extraordinaire ; elle est exportée dans le monde entier.

Source Wikipédia

 

Connue également sous le nom de « ginseng péruvien » ou de « viagra péruvien », la maca est une plante vivace maraîchère, apparentée à la famille des crucifères (brocoli, chou, cresson,…). Ce végétal ne pousse que sur certains hauts plateaux des Andes (entre 3500 et 4500 m d’altitude) au Pérou et en Bolivie. La partie utilisée en phytothérapie est le tubercule.

 

Sa culture est très ancienne, remontant au moins à 1600 avant notre ère. Elle était cultivée initialement pour sa haute valeur nutritionnelle. Les trois écotypes de maca les plus connus sont la maca jaune, la rouge et la noire. La maca jaune est la plus utilisée comme stimulant général alors que les deux autres sont réservées à traiter des troubles spécifiques.

 


Les bienfaits de la maca

La maca est avant tout un aliment à la grande richesse nutritionnelle, à savoir :

? 10 à 14 % de protéines (19 acides aminées).

? 60 à 75 % de glucides.

? 2 % de lipides (acide palmitique, acide oléique, acide alpha-linolénique).

? 8 % de fibres.

? Des vitamines B1, B2, B12, C, D et E.

? 16 minéraux et oligo-éléments (essentiellement du potassium, du calcium, du phosphore et du souffre, mais également du fer, du manganèse, du sélénium, du cuivre, du zinc, du magnésium,…).

? Des molécules anti-oxydantes (flavonoïdes, tanins, saponines).

? Des alcaloïdes (macamides et macaenes).

? Des glucosinolates qui boostent la production de glutathion, l’un des plus puissants antioxydants. Pour se faire, les glucosinolates doivent d’abord être transformés en isothiocyanates, des molécules au fort pouvoir anti-cancéreux.

Les vertus que l’on attribue à la maca découlent donc de son profil nutritionnel extrêmement complet, notamment en micronutriments (vitamines, minéraux, antioxydants, alcaloïdes). Cela fait de cet aliment un adaptogène très efficace qui aide le corps à se défendre contre l’affaiblissement physique et mental. On lui prête ainsi les qualités suivantes :

? Etre un bon stimulant en cas de fatigue physique, faiblesse, stress, épuisement psychologique et durant les périodes de convalescence.

? Avoir des qualités immunostimulantes et anti-tumorales, notamment grâce à sa teneur importante et variée en antioxydants.

? Ses deux alcaloïdes principaux, les macamides et les macaenes, seraient efficaces pour traiter les troubles liés à la sexualité (la dysfonction érectile, les symptômes de la ménopause, les problèmes de libido chez l’homme et la femme) et pour prévenir l’hyperplasie de a la prostate.

 


Dosage recommandé et contre-indications

maca-8

 

Le dosage recommandé est de 1 à 2 gr (3 gr si nécessaire) par jour, répartis en trois prises. L’absence d’effets secondaires de la maca fait qu’elle peut être consommée quotidiennement, sans limites dans le temps. Néanmoins, les spécialistes conseillent une cure de deux mois minimum, avec une semaine de pause à la fin du premier mois.

 

Il n’y a ni contre-indication concernant sa consommation, ni d’interactions connues avec des médicaments, suppléments ou aliments.

Par Sylvain CHALON – Myprotein

Please follow and like us: