MANGER CRU : MON PARCOURS

MANGER CRU : MON PARCOURS

riggiline . Publié dans Alimentation / Diététique 2713

Etre Famille, vous présente un témoignage de Vanessa VAIA, Conseillère en Développement Personnel :

Depuis environ 6 semaines, je suis passée à une alimentation exclusivement crue. Je suis végétarienne depuis plusieurs années, je m’interroge beaucoup sur notre alimentation et suis à la recherche d’une hygiène de vie qui garantisse une santé et une vitalité optimales. L’été dernier, j’avais substitué mes repas du soir par des smoothies de fruits et légumes, ce qui avait eu un impact excellent sur mon bien-être général. Et récemment, j’ai vraiment décidé de me nourrir d’aliments qui m’apporteraient le plus de vitamines et autres nutriments essentiels à une pleine santé et une vitalité accrue.

Comment suis-je devenue végétarienne ?

Je n’ai jamais aimé la viande, même toute petite. Le goût ne m’a jamais plu. En outre, mon père élevait des animaux, poules, poulets, lapins, oies, qu’il abattait lui-même. Mes frères et moi nous étions pris d’affection pour ces bêtes, nous aimions aller leur rendre visite et leur avions même donné des noms. Je me souviens qu’un jour, alors que nous étions à table, mon petit frère, qui devait avoir alors 6 ou 7 ans, s’inquiétait d’un lapin qu’il affectionnait, mais qui avait disparu de sa cage. Ma mère lui avait dit qu’il avait sans doute dû s’échapper, mais mon frère était inquiet. Mon père, quant à lui, avait rétorqué « Mais que crois-tu que tu es en train de manger, là ? Je le trouve très bon, ton petit lapin… ». Mon frère avait tellement été choqué qu’il avait été malade, et nous étions tous les 3 traumatisés. Par la suite, il n’était pas rare que nous tombions sur des lapins et poulets dépiautés qui pendaient à l’entrée de notre jardin…

Après cet épisode, moi qui n’étais déjà pas une amatrice de viande, je n’ai plus voulu en manger. Mais mon père s’est obstiné à m’y contraindre, restant assis en face de moi pour s’assurer que je vidais mon assiette…Il va sans dire qu’une fois que j’ai eu quitté la maison, j’ai supprimé la viande de mon alimentation, et je suis devenue végétarienne.

La pression sociale

Mes proches et mes amis, tous grands carnivores, remettaient continuellement mes choix en question. Ils répétaient que j’étais difficile, que je ne mangeais rien, que j’étais trop maigre et que j’allais avoir de nombreuses carences… Pourtant, personnellement, je me sentais très bien. Mais à chaque fois que je devais aller chez quelqu’un, que j’étais invitée, c’était l’angoisse car même si j’insistais que je mangerais comme les autres, juste sans la viande, les personnes qui me recevaient insistaient qu’ils ne pouvaient pas me laisser « mourir de faim » et cherchaient à remplacer la viande, ce qui causait tout un tas de problèmes. Sous cette pression, j’ai recommencé à manger de la viande, du moins de la volaille, ce qui me permettait de trouver un compromis.

Pendant plusieurs années, j’ai donc mangé de la volaille. Jusqu’au jour où j’ai ressenti un profond dégoût. Dégoût de la viande, et de moi-même, de ne pas respecter mes convictions. C’est à ce moment que nous entendions parler de la manière dont les animaux étaient traités, parfois torturés et massacrés dans une grande cruauté, du triste sort qui leur était réservé, entassés dans des lieux exigus, peu hygiéniques, privés de la lumière du jour ; les éleveurs qui cassaient le bec des poules pour éviter qu’elles ne se battent et ne se blessent, les poussins femelles qui étaient broyés vivants par des machines, etc.

C’est aussi à cette époque que j’ai étudié la psychologie énergétique, et j’ai ainsi pris conscience que nous nous nourrissions d’animaux ayant vécu des vies de souffrance et une mort traumatisante. Voilà de quelle énergie nous nous nourrissons, d’énergie de souffrance, d’enfermement, de peur. Et ensuite, nous nous étonnons du nombre énorme de personnes souffrant actuellement de maladies, de dépressions, de fatigue, de mal-être…

Il y a 4 ans maintenant, j’ai pris la résolution de ne plus consommer de viande, de surveiller de près mon alimentation, d’éviter les produits de masse vendus dans les grandes surfaces, produits qui font souvent le tour de l’Europe, sont soumis à divers traitements chimiques et industriels, auxquels sont ajoutés toutes sortes d’additifs et colorants, qui sont ensuite enrobés d’aliments frais mais de qualité médiocre, et vendus avec une mention « naturel », « cuit sur place » ou encore « préparation artisanale » sans le moindre scrupule…

Pierre Rabhi, dans  son interview « Semer l’espoir. Penser le monde de demain » affirme que « la nourriture aujourd’hui est à ce point toxique qu’au lieu de nous souhaiter bon appétit, nous devrions nous dire bonne chance« . Et je pense sincèrement qu’il n’a pas tort du tout.

L’alternative du cru

Ainsi, préparer moi-même des repas frais, naturels, bio était devenu une évidence. Pour retrouver et conserver la santé, la vitalité, l’énergie et un sentiment d’harmonie avec la nature, il était logique pour moi de m’approvisionner auprès de petits producteurs et revendeurs locaux labélisés, de faire le plein d’aliments vivants, donc les fruits, les légumes, les aromates, les plantes, les graines et noix. Ensuite, après avoir entendu les témoignages de nombreuses personnes ayant adopté une alimentation crue, j’ai eu le déclic, de moi aussi m’ouvrir à une autre alimentation, de manger des aliments qui me feraient du bien, qui boosteraient mon énergie, mon moral, ma forme et ma santé. Manger cru semblait pouvoir m’apporter cela, et j’ai décidé de tenter l’expérience par moi-même.

Lorsque je dis que je suis végétarienne, la première réaction est « mais alors que manges-tu ? », ou « et où trouves-tu tes sources de protéines ?« . En fait, il est vrai que la télévision, les médias et la médecine répète depuis des années qu’il faut manger de la viande pour les protéines ou du lait pour le calcium, mais c’est en fait loin de la vérité. Les médias diffusent des informations de propagande visant à permettre à de grandes sociétés de générer des profits élevés ; il n’est jamais question du bien-être des consommateurs.De nombreux aliments frais contiennent des protéines, bien plus facilement assimilables en outre que celles contenues dans la viande. Quant à ce qui en est de la variété, mes plats n’ont jamais été aussi variés que depuis quelques années et encore plus depuis ces 6 dernières semaines où j’ai commencé à manger cru. Laitue, roquette, salade de blé, salade romaine, blettes, chou frisé, chou chinois, tomates,concombres, courgettes, poivrons, épinard en branche, avocat, carottes, céleri, gingembre, citron, oranges, dattes, figues, kiwis, bananes, pommes, poires, ananas, mangues, kakis, fraises, framboises, myrtilles, noix de coco, clémentines, olives, noix, noix de cajou, de pécan, graines de courge, de sésame, de lin, châtaignes, amandes, basilic, menthe, persil, coriandre, huile d’olive, de bourrache, de macadamia, de germe de blé… La liste est encore longue et ne constitue que la base ; ensuite les combinaisons sont infinies!

Une salade pleine de couleurs, de saveurs, des fruits et légumes frais, des vinaigrettes délicieuses, des smoothies, des boissons délicieuses remplies de vitamines, des desserts gourmands… Manger est enfin un réel bonheur. Plus de dépendance au chocolat, au sucre, aux graisses ; je mange en fonction de mes envies. Selon plusieurs études, lorsque vous avons envie de sucre, en réalité, notre corps réclame de l’eau, des fruits, ou du réconfort, de la « douceur« . Lorsque nous avons envie de salé, notre corps réclame des légumes.

Donc, en mangeant des fruits et légumes en grande quantité et en ressentant un réel plaisir à manger, ces besoins sont comblés. Je ne grignotte donc plus entre les repas, j’ai eu ma ration de saveurs, de sucre, de sel, de couleurs et de plaisir. Mon corps ressent tous les bienfaits sur le plan gustatif, digestif, nutritif et reçoit sa dose de joie de vivre. Je me sens mieux, plus légère, plus dynamique, mon moral est au top, mon énergie est décuplée, ma peau est éclatante, je me sens mieux dans mon corps, je dors mieux…

La terre nourricière

Manger des aliments crus, frais, les savourer sans les recouvrir de sauces, d’épices, de sel ou de sucre rapproche de la nature, fait naitre un profond sentiment de gratitude et de bienveillance envers la terre nourricière et fait naitre l’envie de faire sa part pour la préserver, la respecter. Cela fait réellement prendre conscience que la vie est un cadeau, que notre vie est une grâce, que notre humanité est notre plus grande beauté et notre plus belle force.

Mon objectif n’est pas de convertir qui que ce soit à l’alimentation crue, même si je pense sincèrement que c’est le plus beau cadeau que l’on puisse se faire, ainsi qu’à notre planète, car ce mode alimentaire réduit les emballages, l’énergie, le gaspillage, l’électricité, etc. Je voudrais juste ramener de la conscience dans ce que nous faisons. Préférez-vous faire vos courses et passer devant une machine électronique ou aller dans un petit magasin et être reçu par une personne sympathique, souriante et aimable ? Et si vous achetiez votre viande auprès d’un éleveur local, qui prend soin de ses bêtes et les laisse profiter du grand air ? Dans quel monde préférez-vous vivre demain ?

Si vous vous sentez lourd, mal dans votre peau, que votre corps se manifeste par des allergies, des migraines, des maux en tous genres, que votre moral est en dent de scie… essayez de manger plus de fruits et de légumes dans la journée, je suis persuadée que vous sentirez une amélioration. Je pense que notre monde a besoin de sortir urgemment de cette spirale excessivement consommatrice, productrice, polluante et destructrice. Imaginez que vous arrosiez vos plantes au coca, combien de temps pensez-vous qu’elles survivront ? Faites pousser des salades que vous arroserez au lait, elles ne grandiront jamais. La vie est simple. Elle a besoin de soleil, de lumière, d’eau, de couleurs et nutriments des légumes et des fruits. Le reste n’est que domination, cruauté, escroquerie au service du profit des grands magnats, des industries et des laboratoires pharmaceutiques.

Deux des plus grands fléaux qui touchent nos enfants sont l’obésité et l’acné. Ces maladies ne sont pas héréditaires, « de notre temps » ni une fatalité. Elles sont le résultat d’une alimentation terriblement déséquilibrée.

Certains rétorqueront que nous sommes omnivores, que nous avons des dents pour mastiquer et découper la viande, un système digestif adapté…Mais si nous avons la capacité de manger de tout, il n’en reste pas moins que ce sont les aliments frais, vivants, non transformés qui nous apportent le plus de bien et favorisent une bonne santé, comme c’est le cas pour tous les autres animaux de la planète…

J’ajoute que bien entendu, je suis suivie par mon médecin, depuis plusieurs années, nous faisons des bilans annuels pour s’assurer de mon équilibre alimentaire. Et depuis 3-4 ans, ces bilans montrent que mon corps retrouve progressivement son équilibre en nutriments, en vitamines, en oligo-éléments, et une immunité renforcée… Ce qui vient confirmer le bien-être que je ressens.

Vous trouverez plus d’infos et d’explications pour intégrer une alimentation vivante, ou crue à votre vie, des conseils pour faire une transition en douceur sur mon blog www.vanessa-synergies.blogspot.com 

Et voici quelques délicieuses recettes :

Articles en relation :
Vanessa VAIA-Conseillère en Développement Personnel
Sommeil de rêve
Le changement
Une intelligence multiple
La méditation
Manger cru : les enfants
Croquer la Vie : manger cru ou vivre pleinement ?
Ecouter l’histoire.
RSS
Follow by Email